Les études récentes montrent que l’intestin n’est pas uniquement un simple tube digestif servant à digérer les aliments. Il est bien plus que cela : il participe à la bonne santé de tous nos organes. “On assiste à une grande révolution en médecine” explique de Dr O. Coudron dans l’excellente vidéo ci-contre.
Nous y découvrons des explications et schémas très clairs concernant les interactions entre le microbiote (= flore intestinale), la paroi ou muqueuse intestinale qui est très fine et donc très fragile, et le système immunitaire.

Une flore intestinale équilibrée

Nous avons besoin d’une flore intestinale en bonne santé pour que tout notre corps soit en bonne santé. En effet, les découvertes récentes indiquent que le microbiote influence la digestion, la synthèse de vitamines et minéraux, la détoxication de certains éléments indésirables, l’immunité, …. Et ce microbiote en bonne santé dialogue en permanence avec notre cerveau : il lui envoie des messages via le nerf vague, influençant ainsi entre autres notre humeur, notre résistance au stress.

Dysbiose ou déséquilibre de l’écosystème intestinal

Or, notre alimentation industrialisée, trop raffinée, trop riche en sucre et en mauvaises graisses (graisses trans), perturbe la flore intestinale. De récentes recherches pointues montrent que la dysbiose apparaît déjà après 3-4 jours de malbouffe : l’intestin devient perméable. Des perturbations de la flore intestinales entrainent une série de dysfonctions de l’écosystème, que l’on appelle dysbiose. De nombreuses pathologies sont associées au déséquilibre intestinal, à la dysbiose :

  • des infections plus fréquentes, dont les rhumes, otites, angines, …
  • des allergies, qui sont en augmentation dans la population
  • des eczémas
  • le surpoids, l’obésité
  • le diabète de type 2 (découverte d’il y a deux ans à peine)
  • anxiété, dépression chroniquetroubles de l’humeur …

Maintenir l’équilibre

Les Drs Moreau et Coudron livrent quelques pistes alimentaires de base pour éviter la dysbiose. Ils nous rappellent la différence entre :

  • probiotiques : bactéries et levures en compléments alimentaires
  • prébiotiques : ce sont les fibres qui nourrissent les bonnes bactéries intestinales. On les trouve dans les végétaux de qualité (légumes, légumineuses, pommes de terre, fruits, …). On les trouve également en gélules, utiles dans certains cas.

Le Dr Coudron nous explique aussi qu’on est en pleine découverte aujourd’hui, en médecine, de l’intérêt de ces différentes souches bactériennes probiotiques. En cas de maladie, il faut consulter le médecin pour avoir l’indication de la souche bactérienne spécifique à utiliser pour cette maladie précise.